Bibliothèque de Réjean Ducharme, photo: Monique Bertrand

En attendant de pouvoir « entrer » nous aussi dans la bibliothèque de Réjean Ducharme au Musée de la civilisation en 2022, Monique Bertrand et Jacinthe Martel nous parlent de l’inventaire des lieux – qui seront reproduits à l’identique à Québec – qu’elles viennent de publier chez Nota Bene, A 1.1 La bibliothèque de Réjean Ducharme. Avec Monique Jean, elles sont allées de surprise en fascination et de découverte en émotion dans l’antre du plus secret de nos écrivains.

Nindy Banks dans Papillon, photo: Do Phan Hoi

L’effet papillon, la théorie du chaos. On y est! Un battement d’ailes de papillon en Chine, puisqu’on ignore si le pangolin est le réel méchant de l’histoire, provoque une pandémie dans le monde. Plus prosaïquement, résumons en disant que, malgré la répétition d’une action à l’infini, le résultat restera, lui, imprévisible. C’est ce qu’explore la chorégraphe Helen Simard avec sa pièce Papillon.

Yann Fortier, photo : Justine Latour

Le deuxième roman de Yann Fortier chez Marchand de feuilles, Né pour être vivant, évoque la fin des années disco, de la technologie analogique et de l’insoutenable légèreté de l’être. Le parallèle avec notre époque pourrait sembler troublant, si ce n’était pas de l’humour dévastateur et des inventions si bien tricotées de l’auteur de L’angoisse du paradis. Rions tant qu’il en est encore temps.

Michaël Trahan, photo: Justine Latour

Trois livres brillants confirment Michaël Trahan comme l’un des auteurs les plus passionnants de sa génération. L’écrivain de 36 ans a vu ses deux premiers recueils de poésie recevoir des prix importants. Il compte lancer sa prose vers des chemins plus essayistiques dorénavant. Une vraie Vie nouvelle (Le Quartanier) pour ce néo-papa et prof de littérature à l’université Laval.

Se réinventer, qu’elle disait la ministre de la Culture. Que fait-on quand on se spécialise en réinvention des arts vivants depuis neuf ans? On continue. Résilients. Le 9e Festival Phénomena aura lieu du 3 au 23 octobre avec une balado, deux captations de spectacles différés, neuf courts-métrages sur le web, des conversations Zoom et, si le dieu pandémique le permet, un spectacle extérieur.

Le pays des cons. Derrière: Léonnie St-Onge, Caroline Lavigne, Sylvie De Morais- Nogueira et Daniel Parent. Devant: Christophe Baril. Photo: Hugo B. Lefort

Le Théâtre de l’Opsis de Luce Pelletier poursuit sa quête de textes de femmes d’ailleurs toujours aussi pertinents les uns que les autres. La pièce de la dramaturge moldave Nicoleta Esinencu, That moment – Le pays des cons déboulonne avec un humour mordant la corruption et le capitalisme sauvage.

Lyndz Dantiste, Tatiana et Philippe Racine, Photo: Jorge Camoreti

La Sentinelle est une nouvelle compagnie formée de Lyndz Dantiste, Tatiana Zinga Botao et Philippe Racine. Un nom fort pertinent. Comme la lampe qui reste allumée la nuit au théâtre, le trio se veut un éclaireur de consciences par et pour la diversité sur les scènes montréalaises. Une belle aventure qui commence.