Hélène Leclerc et Carl Norac, photo: courtoisie

Dans le cadre du 50e anniversaire de la francophonie, la poète québécoise Hélène Leclerc et le poète belge Carl Norac liront en direct des extraits de leur travail le 21 mars dès midi sur le site de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Sous la direction de Sophie-Anne Landry et de Mattia Scarpulla, l’anthologie Épidermes, publiée chez Tête première, fait tomber les masques de la narration. Le corps des textes des 14 autrices·teurs relève du mélange des genres. Autofiction, récit classique, poésie. Devrait-on parler de littérature non-binaire quand on voit l’hybridité envelopper plusieurs façons d’écrire aujourd’hui ? Les corps humains se transforment, les livres aussi.

Sylvie Laliberté est une artiste devenue écrivaine. Lorsqu’elle se tourne vers le récit, en 2007, elle a déjà une bonne feuille de route. Performances, photographies, dessins, spectacles et chansons, elle a traversé bien des médiums et des genres en sachant conserver le cap l’amenant à développer un univers singulier. Entre tous ces modes artistiques, elle a tenu le coup, comme une équilibriste sur un fil qu’elle s’est plu à garder ténu. Publié chez Somme toute, J’ai montré toutes mes pattes blanches je n’en ai plus est son cinquième récit.

Un grand livre. Percutant, bouleversant. De ceux qu’on peut lire et relire en y cueillant de nouvelles vérités à chaque fois. Un livre sur le ici et maintenant. Il procède d’une hybridité des genres littéraires pour mieux englober son sujet vaste comme un trou noir. Ce qui n’est pas Rien du tout, malgré l’humilité du titre, paru chez Mémoire d’encrier. Un trou noir peut aspirer l’univers entier, concentré ici dans une superbe plume. Olivia Tapiero nous éblouit avec ce livre où interviennent le récit, l’essai et la poésie.

Drew Hayden Taylor, photo: courtoisie Éditions David et Drew Hayden Taylor

Nous terminons cette semaine dédiée à la parole autochtone avec Drew Hayden Taylor, l’un des artistes des Premières Nations les plus en vue au Canada. Dramaturge, romancier, humoriste, scénariste, il écrit aussi régulièrement des chroniques dans le quotidien Globe and Mail sur des sujets d’actualité. Les Éditions David ont récemment publié son roman Le rôdeur de nuit (The Night Wanderer. A Native Gothic Novel) et Prise de parole, Le baiser de Nanabush (Motorcycles and Sweetgrass), tous les deux traduits par Eva Lavergne. Nous lui avons parlé en décembre depuis sa résidence située dans la communauté anishinabe de Curve Lake en Ontario.

À En toutes lettres, on ne saurait parler de littérature autochtone sans rendre hommage à quelques poètes des Premiers peuples. Des signatures diverses se déployant entre la grandeur du territoire et l’infini de l’intime, en passant par des paroles plus engagées, anthropologiques ou philosophiques, en français ou traduites de l’anglais, de l’ilnu, du wendat et de l’inuktitut. Voici une sélection préparée dans le but de célébrer notre deuxième anniversaire.

https://vimeo.com/501207572

Le 39e Festival international du film sur l’art mettra en ligne 249 films de 41 pays du 16 au 28 mars 2021. Pandémie oblige, c’est déjà la deuxième année que le FIFA a lieu virtuellement. Et comme la crise sanitaire est loin d’être terminée, pourquoi ne pas s’offrir un panier bleu de films réalisés et produits ici? En théâtre, danse, littérature et arts visuels, il y a de quoi remplir le chariot au 39e FIFA.

Ce recueil de textes tombe à point! Les événements récents ont très certainement rendu le public plus curieux de ceux-là qui vivent pas loin de nous et sur ce territoire depuis plus longtemps que nous. Il est seulement triste de constater qu’il a fallu un drame pour que l’écoute se fasse plus grande. Après le spectacle Waskapitan, voici d’autres témoignages de ce qu’expérimentent et espèrent des artistes visuels autochtones.