Genderf*cker, photos Gabrielle Desmarchais

Mis au monde en 2018 au festival ZH, Genderf*cker en est à sa quatrième et finale version. Le spectacle de Pascale Drevillon fait exploser les notions de genre, de désir, de plaisir. Hors binarité. Et si c’était là, la véritable révolution sexuelle?

Guillaume Rodrigue, Samuel Brassard et Chloé Barshee en répétition dans Guide d’éducation sexuelle pour le nouveau millénaire, photo: Théâtre P.A.F.

La nouvelle pièce d’Olivier Sylvestre, Guide d’éducation sexuelle pour le nouveau millénaire, parle des quatre A: admiration, amitié, amour, attirance. Tout ce qui se mêle et s’entrechoque avant, pendant et après la première fois. Chez les jeunes, le sexe demeure un tabou, selon le dramaturge.

Marjolaine Beauchamp, photo: Ludovic Potvin-Gingras

Après avoir été présentée à Ottawa et à Québec, la pièce M.I.L.F. arrive enfin à Montréal au Centre du Théâtre d’aujourd’hui. Son autrice et actrice, Marjolaine Beauchamp a écrit un texte engagé sur la maternité et la sexualité. La poésie de l’artiste de l’Outaouais renvoie à celle des grandes autrices. Ses propos doux et durs sont d’une lucidité qui force le respect.

François Grisé dans Tout inclus, photos: Lino Cipresso

À La Licorne, Annabel Soutar et Porte-parole démontrent encore une fois qu’ils conduisent la locomotive du théâtre documentaire québécois avec Tout inclus. Le texte joué et interprété par François Grisé résulte d’un séjour que l’artiste a fait en résidence privée pour aînés. Une expérience à la fois ardue et éclairante, laissant entrevoir la triste dépossession vécue par les personnes âgées lors de l’ultime étape de leur existence.

La société des poètes disparus de Tom Schulman, traduit par Maryse Warda, mise en scène par Sébastien David, a été présentée au théâtre Denise-Pelletier du 20 mars au 26 avril dernier.

La société des poètes disparus, crédit photos: Gunther Gamper

Cinq minutes après le début de la pièce La société des poètes disparus, on a oublié le film réalisé par Peter Weir en 1989 et mettant en vedette l’inénarrable Robin Williams. L’adaptation théâtrale se tient bien droite, toute seule, grâce à une belle réussite de groupe : mise en scène, interprétation et scénographie.

Espace Go s’est armé jusqu’aux dents en ce début de saison en présentant Les louves, une pièce mise en scène et interprétée par de jeunes artistes énergiques et affamées. La coach de l’équipe Solène Paré et ses neuf joueuses remportent ce match de la vie où des adolescentes vivent des montagnes russes d’émotions.

Lignes de fuite a été présentée au Théâtre d’aujourd’hui au printemps dernier

Lignes de fuite, toutes les photos sont de Valérie Remise

La troisième pièce de Catherine Chabot, Lignes de fuite, s’avère une suite logique aux deux premières. Il s’agit du portrait percutant d’une génération centrée sur elle-même, en déficit d’espoir et qui ose se moquer de tout élan de compassion ou des éléments les plus nobles du groupe. Effrayant.

Sur la photo : Mayi-Eder Inchauspé, directrice de l’administration et des ressources humaines d’ESPACE GO, Micheline Chevrier, directrice artistique et générale d’Imago Théâtre, Nathalie Maillé, directrice générale du Conseil des arts de Montréal, Marie-Ève Milot, codirectrice artistique du Théâtre de l’Affamée et représentante des F.E.T., Ginette Noiseux, directrice générale et artistique d’ESPACE GO, Elkahna Talbi, autrice, poétesse, artiste de spoken word et comédienne, membre des F.E.T.

(Photo Caroline Laberge)

Sept mois après la tenue du Chantier féministe sur la place des femmes au théâtre organisé par Espace GO, le comité de direction de l’événement met de l’avant neuf recommandations pour atteindre la parité femmes-hommes au théâtre. En outre, Espace GO et le Conseil des arts de Montréal, en collaboration avec Imago Théâtre, Le Théâtre de l’Affamée et les Femmes pour l’équité en théâtre (F.E.T.) annoncent la création du Prix Jovette-Marchessault doté d’une bourse de 20 000 $

Disparu.e.s, photos: Caroline Laberge

Au-delà du rire, beaucoup de sortes de rires en fait, la pièce Disparu.e.s porte véritablement sur la disparition de la famille. On peut y lire également la désintégration d’une société cynique composée d’individus mesquins et profondément malheureux. Ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle, sait-on, et René Richard Cyr l’a bien compris en administrant, avec ce spectacle captivant, une superbe taloche à la face de l’hypocrisie.