Ce troisième tome de Ils étaient l’Amérique est un livre testament. Avec ce que ça implique d’inachevé dans la carrière et la réflexion des deux auteurs. Un essai riche d’enseignements et de découvertes néanmoins. Durant sa vie, Serge Bouchard aura débroussaillé plusieurs pistes qu’il restera à d’autres de suivre et d’explorer.

Marcel Grondin et Moema Viezzer forment un couple. Le premier a été coopérant international et professeur dans de nombreuses universités. Auteur de 11 livres, il s’intéresse à l’histoire des populations indigènes des Amériques dont il parle quelques langues parmi les neuf qu’il connaît. La seconde est une sociologue qui a consacré sa vie à l’éducation populaire, surtout à la cause des femmes et aux questions environnementales. Tous deux vivent à Toleda, au  Paraná, l’un des états du Brésil. C’est à deux qu’ils ont rédigé ce livre, paru originalement en portugais et maintenant additionné d’un chapitre écrit par Nawel Hamidi et Pierrot Ross-Tremblay, pour les besoins de cette édition en français.

Préfacé par Natasha Kanapé Fontaine, ce livre réunit les textes des membres de Québec Solidaire, les élu.es, surtout, que sont Catherine Dorion, Andrés Fontecilla, Ruba Ghazal, Christine Labrie, Alexandre Leduc, Émilise Lessard-Therrien, Vincent Marissal, Manon Massé, Gabriel Nadeau-Dubois. Michaël Ottereyes vient se joindre à l’ensemble et ajouter son expertise de coresponsable de la Commission nationale autochtone à Québec Solidaire. Tous disent la même chose depuis leurs point de vue particulier; pour faire ce qu’ils envisagent de faire, cette refondation de notre coin de pays, reparti sur des bases nouvelles, il faut l’indépendance, selon eux et elles. Il ne s’agit pas de la faire pour la faire, mais bien pour prendre la direction, collectivement, que demandent les impératifs et urgences de notre présent.

 Paroles amérikoises est le livre de quelqu’un qui, jusqu’à présent, a surtout livré le fruit de ses préoccupations par le biais du documentaire. Il est aussi l’un des premiers livres de la nouvelle maison d’édition de Corinne Chevarier, Stéphane Despatie et Didier Minneci  Cela, déjà, attire l’attention; les premiers ouvrages d’une maison d’édition annonçant en quelque sorte ses couleurs.

Julie Le Breton, PHOTO : Jean-François Sauvé

Espace GO célèbre cette année les 40 ans de la compagnie UBU de Denis Marleau avec deux spectacles concoctés avec sa complice Stéphanie Jasmin. Mais la saison 2020-2021 ce sera aussi un moment de (re)découvrir deux artistes de la relève : Mykalle Bielinski et Émilie Monnet, qui a été choisie comme artiste en résidence par la directrice de GO Ginette Noiseux.

Le présent essai pourrait s’intituler « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Autochtones du Canada et aviez peur de demander ». Ce livre a été écrit par une personne qui a une connaissance étendue et personnelle de la situation de ceux-ci, autant par son vécu propre, car elle est Métis, que par sa connaissance du droit. Chelsea Vowel est en effet enseignante de la langue crie à la Faculté des études autochtones de l’Université de l’Alberta, professeure et spécialiste du droit, en plus d’être la cofondatrice de l’organisme Métis in Space Land Trust.

Dans le cadre des activités de la Biennale CINARS 2021 se tenait, le 27 mai, la conférence Les trois Amériques, là où naissent et circulent nos rêves avec quatre intervenant·e·s autochtones du monde des arts et de la culture. En toutes lettres s’est entretenu avec deux des participant·e·s de cette scène des plus dynamiques : André Dudemaine et Conchi León .