Que se cache derrière les regards interrogateurs, parfois lourds, posés sur les femmes qui n’ont pas d’enfant? Est-ce la liberté des nullipares qui dérange? Croit-on vraiment, en 2020, que le ventre des femmes appartient à quelqu’un d’autre qu’à elles-mêmes? Toutes ces questions nous trottaient dans la tête en ouvrant l’ouvrage collectif Nullipares dirigé par Claire Legendre chez Hamac. Voici quelques réponses.

Dans ses essais, Jocelyn Létourneau a toujours tenté de cerner, avec nuance et détachement, ce qui pouvait être la pléiade des aspirations des Québécois, dans tout ce que celles-ci pouvaient avoir de multiples et même, parfois, de contradictoires. Dans La Condition québécoise, il continue dans cette voie. Il s’y essaie non sans un clin d’oeil, dont certains s’offusqueront peut-être, dans le complément qu’il donne à son titre, Une histoire dépaysante.

Autobiographie de l’étranger est l’un des plus beaux romans de ce début d’année involontairement amputé de plusieurs publications. Et même s’il avait plu des livres en 2020, celui de Marie-Ève Lacasse conserverait le haut du pavé tellement la profondeur des réflexions de l’autrice sont au diapason de son style élégant, les sujets souvent graves et l’analyse brillante.

Le premier roman de Mattia Scarpulla ne s’éloigne pas de sa démarche poétique. Il y est question de migrations réelles, d’imagination fantasmagorique, voire hallucinée. Le personnage principal valse entre une tragédie grecque et un univers qui se suffit à lui-même. Le lecteur erre aussi en se laissant porter par la prose délectable de cette voix singulière dans notre littérature. Entrevue.

Paru en début de pandémie, le premier roman de Kim Fu traduit en français, For Today I Am a Boy chez Héliotrope, mérite amplement de sortir du nuage covidien. Le récit, qui se déroule en grande partie à Montréal, traite de transsexualité, de racisme, de traditions, d’immigration, de violence… Bref, de sujets tout aussi caniculaires les uns que les autres.

Simon Lambert, Photo: Rachel Migué

Simon Lambert vient de publier un deuxième roman Les crapauds sourds de Berlin (Hamac) après un premier La chambre (VLB) qui offrait de belles promesses il y a dix ans. Promesses tenues, doit-on avouer en lisant ce livre réfléchi et touffu qui dresse un portrait nuancé, quoique reflétant le côté sombre, d’une époque où le couple et l’intimité sont matières solubles dans la société de marché. Échos d’une conversation passionnante.

Vue d’ensemble. Martin Boisseau: Surfaces inertielles et seuils optiques. Photo Guy L’Heureux

Lorsque cette exposition, Martin Boisseau: Surfaces inertielles et seuils optiques a débuté, nous étions encore innocents. Nous ne savions rien de ce qui allait bientôt nous frapper. Elle s’est en effet ouverte une première fois le 7 mars, puis s’est évidemment interrompue quand toute la province a connu une fermeture abrupte, pour cause de pandémie. Mais qu’à cela ne tienne, la voilà reprise, pour une période qui s’étend cette fois jusqu’au 27 juin chez Roger Bellemare et Christian Lambert.