La poète Marie-Élaine Guay raconte sa vie et celle de ses proches dans Les entailles, un récit émouvant publié par Poètes de brousse. Il y est question des sillons creusés par les maladies, le vieillissement et la mort dans la peau et dans l’âme. C’est un livre précieux.

Que se cache derrière les regards interrogateurs, parfois lourds, posés sur les femmes qui n’ont pas d’enfant? Est-ce la liberté des nullipares qui dérange? Croit-on vraiment, en 2020, que le ventre des femmes appartient à quelqu’un d’autre qu’à elles-mêmes? Toutes ces questions nous trottaient dans la tête en ouvrant l’ouvrage collectif Nullipares dirigé par Claire Legendre chez Hamac. Voici quelques réponses.

Valérie Roch-Lefebvre a écrit un premier roman magnifique, Bannie du royaume. Dans un style singulier, l’autrice explore l’intimité de trois générations d’une même famille. Ce n’est pas qui est quoi ou le comment qui importe dans cette belle réussite littéraire, mais le regard et les mots pour le dire, ainsi que l’écoute empathique que porte la romancière aux uns et aux autres.

Disparu.e.s, photos: Caroline Laberge

Au-delà du rire, beaucoup de sortes de rires en fait, la pièce Disparu.e.s porte véritablement sur la disparition de la famille. On peut y lire également la désintégration d’une société cynique composée d’individus mesquins et profondément malheureux. Ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle, sait-on, et René Richard Cyr l’a bien compris en administrant, avec ce spectacle captivant, une superbe taloche à la face de l’hypocrisie.