Peter James, photo: Dana Michel

Peter James est prêt à tout risquer pour atteindre le pays des merveilles, celui où il peut exister librement. Pendant deux soirs au Théâtre La Chapelle, le chapelier toqué et ses amis (s’)offriront de la création à l’état pur où le très noir et le violent se marieront aux éclairs de génie et à la poésie. Deux « anti-shows » de six heures avec des beaux fous et folles comme lui. À leurs risques et périls et envies!

Brigitte Saint-Aubin dans Design intérieur, photos: Le petit russe

Chez Duceppe jusqu’au 20 juin, Brigitte Saint-Aubin refait son Design intérieur. Comme plusieurs d’entre nous en temps de crise, en raison d’un deuil ou d’une pandémie. Les moments charnières nous remettent souvent en question. Ainsi parlait Andromaque de Racine : «Où suis-je? Qu’ai-je fait? Que dois-je faire encore? Quel transport me saisit? Quel chagrin me dévore?»

Olivier Morin, Guillaume Tremblay et Navet confit

Après 10 ans, les trois astrologues du Théâtre du Futur croient encore un peu beaucoup passionnément en l’avenir. Toujours in jamais out, ils soufflent les chandelles d’un gâteau virtuel avec La colère des doux du 7 au 30 mai. Olivier Morin, Guillaume Tremblay et Navet confit ont transposé leur carte du ciel sur celle d’un Québec éclaté. Comme quoi le Futur parle du temps présent.

Késia Demers, Gabriel L’Archevêque et Antoine Pelletier dans Mourir tendre, photos: Daniel-Julien Inacio

S’il est un spectacle à voir en ce moment, c’est Mourir tendre présenté au Théâtre Prospero jusqu’au 1er mai. Cette version ultra-moderne et énergique d’un texte empruntant autant à Shakespeare qu’à la tragédie grecque trace une voie originale pour les écritures poétiques que d’autres peuvent concevoir comme dépassées ou, encore pire, ennuyantes.

The Bakery – Skin. Photo : Merissa Tordjman

Du 21 au 23 avril, la webdiffusion de Skin de Leslie Baker, relève de l’événement. C’est une très belle réussite de cette présente saison écourtée. Coprésenté par le Théâtre La Chapelle et le Centaur, cette œuvre fait prendre l’air au théâtre pour s’apparenter davantage au vidéo d’art. Et c’est tant mieux.

Gabriel L’Archevêque, Késia Demers et Antoine Pelletier dans Mourir tendre, photos: Daniel Julien-Inacio

Jeunesse, énergie, espoir. Ce n’est pas un cliché ici. Gabriel L’Archevêque, Késia Demers et Antoine Pelletier s’emparent d’un texte du dramaturge haïtien Guy Régis Jr, Mourir tendre, pour créer un hymne rap enflammé : résister aux éléments et aux hommes de mauvaise volonté, pour célébrer la réouverture du théâtre Prospero, du 15 avril au 1er mai.

La télédiffusion de la messe québécoise officiée par la Sante-Flanelle reprendra bientôt. Mieux vaut en rire comme Hugo Beauchemin-Lachapelle dans La surface de jeu. À En toutes lettres, notre credo favorise davantage d’autres formes artistiques de « patinage », mais justement, le Mario-Lemieux, bonjour de Michèle-Nicole Provencher ne parle pas de gouret, mais d’un spécialiste de la gouge et du maillet. Dans les deux cas, l’humour est au rendez-vous. En ce début de 2021, une année qu’on souhaite différente, voici deux publications de La Mèche.

Nicolas Bernier est une figure connue des arts médiatiques. Comme artiste sonore, il a été, pendant 10 ans, l’artisan de maintes expérimentations et l’invité de bien des événements de musique nouvelle. Maintenant professeur au département des musiques numériques à l’Université de Montréal, il n’a pas cessé pour autant sa pratique artistique. Son livre, Sur le diapason, porte sur un cycle bien particulier et permet de suivre un artiste hors norme sur le lent sentier de sa création.  

Tanya Tagaq est une artiste connue qui a déjà remporté le prix Polaris pour son album Animism, en 2014. Son répertoire se fonde d’abord sur les traditionnels chants de gorge inuits mais s’étend bientôt à des prestations plus expérimentales. Ses collaborations avec Björk, avec qui elle se sent des affinités, ont aussi aidé à la faire reconnaître comme artiste mêlant le traditionnel à l’avant-garde.