Happy Hour, photos: Gopesa Paquette

En webdiffusion jusqu’au 18 avril, Happy Hour se veut un portrait de la vie actuelle nous montrant des personnages aliénés aux prises avec, entre autres choses, la crise pandémique. Des personnages ni tout noir ni tout blanc, dans une pièce aux accents de fin du monde.

Les solos au théâtre révèlent le vrai talent des interprètes. Tout le monde au Québec connaît ceux de Guylaine Tremblay. Mais encore faut-il qu’un texte, celui de Steve Gagnon, et une mise en scène, celle d’Édith Patenaude, offrent le bon plateau d’argent à l’éventail des qualités d’une grande comédienne. C’est ce qui arrive avec la pièce Les étés souterrains à La Licorne.

Steve Gagnon, photo: Kelly Jacob

Une rencontre surprenante. Le dramaturge Steve Gagnon, la metteuse en scène Édith Patenaude et la comédienne Guylaine Tremblay. Trois grands artistes de théâtre qui sortent de leur zone habituelle pour créer un solo à propos d’une femme qui s’est émancipée au fil des ans et des amitiés. Une enseignante qui redoute la maladie et la solitude. Forte et fragile à la fois.

Plus de 114 000 travailleurs culturels ont perdu leur emploi au Canada en 2020, soit une personne sur quatre œuvrant dans ce domaine. La pandémie a particulièrement ravagé le théâtre et les arts de la scène, puisque les compagnies d’arts d’interprétation – ce qui exclut le cinéma et la télévision – ont connu une baisse de 41 % du nombre d’emplois et de 60% en heures travaillées. Une véritable hécatombe.

Le Centre du Théâtre d’aujourd’hui se lance. Les cyclistes roulent, mais les artistes travaillent aussi rue Saint-Denis. Ils joueront devant public demain, dans deux mois ou plus tard. Pas question de virtuel au CTDA pour l’instant. Le directeur, Sylvain Bélanger, s’engage envers les artistes pour continuer de répéter et de présenter les neuf pièces prévues au programme quoiqu’il arrive.

Nindy Banks dans Papillon, photo: Do Phan Hoi

L’effet papillon, la théorie du chaos. On y est! Un battement d’ailes de papillon en Chine, puisqu’on ignore si le pangolin est le réel méchant de l’histoire, provoque une pandémie dans le monde. Plus prosaïquement, résumons en disant que, malgré la répétition d’une action à l’infini, le résultat restera, lui, imprévisible. C’est ce qu’explore la chorégraphe Helen Simard avec sa pièce Papillon.