Catégorie : Arts

Littérature: L’amour en miettes

Un premier roman de plus de 600 pages. Marie-Ève Thuot a eu la judicieuse idée de confier sa fresque sociale aux Herbes rouges, éditeur patient et rigoureux. Il en résulte un récit captivant au sujet de la famille, du couple, mais surtout, de la complexe sexualité humaine. L’amour dans tout ça? Ça se prend et ça se jette, hein Léo?

THÉÂTRE: Dépossédés

François Grisé dans Tout inclus, photos: Lino Cipresso

À La Licorne, Annabel Soutar et Porte-parole démontrent encore une fois qu’ils conduisent la locomotive du théâtre documentaire québécois avec Tout inclus. Le texte joué et interprété par François Grisé résulte d’un séjour que l’artiste a fait en résidence privée pour aînés. Une expérience à la fois ardue et éclairante, laissant entrevoir la triste dépossession vécue par les personnes âgées lors de l’ultime étape de leur existence.

Théâtre: Le plaisir infini d’apprendre

La société des poètes disparus de Tom Schulman, traduit par Maryse Warda, mise en scène par Sébastien David, a été présentée au théâtre Denise-Pelletier du 20 mars au 26 avril dernier.

La société des poètes disparus, crédit photos: Gunther Gamper

Cinq minutes après le début de la pièce La société des poètes disparus, on a oublié le film réalisé par Peter Weir en 1989 et mettant en vedette l’inénarrable Robin Williams. L’adaptation théâtrale se tient bien droite, toute seule, grâce à une belle réussite de groupe : mise en scène, interprétation et scénographie.

Théâtre: J’irai cracher sur vos tombes

Lignes de fuite a été présentée au Théâtre d’aujourd’hui au printemps dernier

Lignes de fuite, toutes les photos sont de Valérie Remise

La troisième pièce de Catherine Chabot, Lignes de fuite, s’avère une suite logique aux deux premières. Il s’agit du portrait percutant d’une génération centrée sur elle-même, en déficit d’espoir et qui ose se moquer de tout élan de compassion ou des éléments les plus nobles du groupe. Effrayant.

ARTS VISUELS: L’odyssée de l’espace

Scène de crime, 2017-2018, Ariane Fruit, linogravure, 215 cm x 285 cm, © Laurent Lafuma, courtoisie du 1700 la Poste

Évitant la cohue des musées à ce moment-ci de l’année, un détour par le 1700 de la Poste apaise amplement la soif d’art visuel. L’exposition Les états limites regroupe les travaux de trois artistes œuvrant en gravure: Guy Langevin, Tracy Templeton et Ariane Fruit. Trois créateurs aux techniques différentes qui savent capter la lumière, les traces et la mémoire dans une sorte d’odyssée de l’espace pictural. Il reste trois semaines pour en profiter.

THÉÂTRE: Création du Prix Jovette-Marchessault pour les femmes en théâtre

Sur la photo : Mayi-Eder Inchauspé, directrice de l’administration et des ressources humaines d’ESPACE GO, Micheline Chevrier, directrice artistique et générale d’Imago Théâtre, Nathalie Maillé, directrice générale du Conseil des arts de Montréal, Marie-Ève Milot, codirectrice artistique du Théâtre de l’Affamée et représentante des F.E.T., Ginette Noiseux, directrice générale et artistique d’ESPACE GO, Elkahna Talbi, autrice, poétesse, artiste de spoken word et comédienne, membre des F.E.T.

(Photo Caroline Laberge)

Sept mois après la tenue du Chantier féministe sur la place des femmes au théâtre organisé par Espace GO, le comité de direction de l’événement met de l’avant neuf recommandations pour atteindre la parité femmes-hommes au théâtre. En outre, Espace GO et le Conseil des arts de Montréal, en collaboration avec Imago Théâtre, Le Théâtre de l’Affamée et les Femmes pour l’équité en théâtre (F.E.T.) annoncent la création du Prix Jovette-Marchessault doté d’une bourse de 20 000 $

LITTÉRATURE: Le Salon du livre amorce sa cure de jouvence

Le Salon du livre nouveau est arrivé. Enfin presque. La 43e édition de la fête du livre aura lieu au Palais des congrès en 2020, mais du 20 au 25 novembre prochain à la Place Bonaventure, le Salon se refait déjà une beauté en reconfigurant ses espaces et en lançant de nouveaux projets. En outre, on assistera cette année au retour d’une thématique, « Se raconter ».

THÉÂTRE: Le déclin de l’Amérique

Disparu.e.s, photos: Caroline Laberge

Au-delà du rire, beaucoup de sortes de rires en fait, la pièce Disparu.e.s porte véritablement sur la disparition de la famille. On peut y lire également la désintégration d’une société cynique composée d’individus mesquins et profondément malheureux. Ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle, sait-on, et René Richard Cyr l’a bien compris en administrant, avec ce spectacle captivant, une superbe taloche à la face de l’hypocrisie.