Catapulte, photos: David Wong

Objet hétéroclite où se dévisagent précision et chaos, Catapulte de Josiane Bernier et Nicolas Cantin suscite la fascination et les questionnements. Quelque chose de poétique émane de ce travail aux confins de la performance, du théâtre, de la danse et de l’installation.

Kairos et Uno Zero Zero Uno d’Andrea Peña, photo : Romain Lorraine

Toutes les fois qu’on visite une exposition ou qu’on assiste à un spectacle dans l’un des 25 lieux chapeautés par les 19 Maisons de la culture (MDLC) de Montréal, on constate qu’il s’agit d’une richesse incalculable pour la vie culturelle sur l’île. Cet automne seulement, mille activités en grande partie gratuites – spectacles, expositions, médiation culturelle et résidence d’artistes – ont lieu dans une maison près de chez vous. Sortez!

Olivier Aubin dans Vers solitaire, photos: Charles Lafrance

Rare spectacle à avoir eu lieu en zone rouge pandémique l’an dernier, Vers solitaire se poursuit jusqu’au 30 octobre dans les rues du centre-ville. Quatre metteuses et metteurs en scène, quatre interprètes, mais un.e seul.e à la fois face à un.e seul.e spectatrice.teur. Également, un seul auteur et directeur artistique, Olivier Choinière, s’imposant ici en véritablement maître de l’art de la déambulation.

Maxime Denommée, photo: Rolline Laporte

Maxime Denommée met en scène Ulster American à La Licorne. Cette pièce de David Ireland, traduite par Français Archambault, fait s’affronter des cultures et des idéologies issues des États-Unis, de l’Irlande et de la Grande-Bretagne. Une triade anglo-saxonne où le machisme et l’hypocrisie forment un couple explosif.

Sébastien Ricard dans Rêve et folie, photos: Valérie Remise

Théâtre ou littérature? Le Festival international de la littérature de Montréal vibre dans cette mince tranchée ouverte par des créations uniques et capables de marier parfaitement les deux disciplines. C’est le cas de cette œuvre de Brigitte Haentjens, Rêve et folie, mettant en vedette un Sébastien Ricard des plus intense, inspiré, incandescent. Vu dans la 5e Salle de la Place des arts.

Alex Bergeron, photo : Gunther Gamper

Voici une occasion rare d’entrer dans l’univers de Kafka qui, tiens, tiens, est un véritable calque du monde dans lequel on vit. Pas simple de reprendre et de métamorphoser cette nouvelle d’un auteur pour qui on a parlé d’absurde. Présentée au Théâtre Denise-Pelletier, La métamorphose, adaptation écrite et mise en scène par Claude Poissant, relève du coup de génie.

Peter James, photo: Dana Michel

Peter James est prêt à tout risquer pour atteindre le pays des merveilles, celui où il peut exister librement. Pendant deux soirs au Théâtre La Chapelle, le chapelier toqué et ses amis (s’)offriront de la création à l’état pur où le très noir et le violent se marieront aux éclairs de génie et à la poésie. Deux « anti-shows » de six heures avec des beaux fous et folles comme lui. À leurs risques et périls et envies!

Dans le milieu du livre, le Grand Prix du livre de Montréal représente une récompense des plus recherchées. La raison en est simple, cet honneur échoit généralement à un livre très innovant, auquel les étiquettes ne collent pas. La première sélection du jury vient d’être rendue publique.

Claude Poissant aime se lancer des défis. En voici un de taille : adapter un texte célèbre de Franz Kafka, La métamorphose, au théâtre. Comment passer du livre à la scène quand les dialogues sont presque inexistants dans la version papier ? Sans flafla, en y mettant du sien et avec un bon acteur, Alex Bergeron, répond le metteur en scène et directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier.