Du théâtre en réalité virtuelle ! La novatrice compagnie de Catherine Bourgeois, Joe Jack et John, s’est lancée dans une création numérique inclusive et immersive intitulée Violette. Cette expérience de RV dure 25 minutes et nous fait rencontrer une jeune femme dans sa chambre où elle nous parle d’une expérience qui l’a marquée profondément. À Espace libre jusqu’au 30 mai.

Olivier Morin, Guillaume Tremblay et Navet confit

Après 10 ans, les trois astrologues du Théâtre du Futur croient encore un peu beaucoup passionnément en l’avenir. Toujours in jamais out, ils soufflent les chandelles d’un gâteau virtuel avec La colère des doux du 7 au 30 mai. Olivier Morin, Guillaume Tremblay et Navet confit ont transposé leur carte du ciel sur celle d’un Québec éclaté. Comme quoi le Futur parle du temps présent.

Audrey Talbot dans Corps titan, photos: Valérie Remise

Les petites et grandes frustrations de la dernière année au travail, à l’école et à la maison ne sont rien si l’on compare ces peccadilles à la vie d’Audrey Talbot depuis 2013. L’actrice raconte l’accident qui a failli lui coûter la vie, alors, ainsi que le long et pénible chemin qui l’a menée sur scène, aujourd’hui. Corps Titan (titre de survie) est un récit de résilience au-delà des clichés et, même, de la fiction. Au Centre du Théâtre d’aujourd’hui jusqu’à dimanche et, en supplémentaires, les 14 et 15 mai.

Dans le nuage, Hugo B. Lefort

La 15e édition du Festival TransAmériques prend l’allure d’une immense bouée de sauvetage devant le raz-de-marée qui menace, depuis un an, d’emporter les arts vivants. Beaucoup de danse, durement affectée par les annulations pandémiques, et surtout des créatrices et créateurs d’ici, étant donné les voyages restreints. Le FTA répond au nécessaire face aux dangers.

Le directeur d’Ondinnok, Dave Jenniss, photo: Maxime Côté

Ondinnok, la compagnie de théâtre autochtone fondée par Yves Sioui Durand, Catherine Joncas et John Blondin (1960-1996), a soufflé ses 35 ans en 2020. Pour célébrer un anniversaire retardé par la pandémie, le directeur artistique Dave Jenniss a organisé Mawessine : Uni.e.s POUR et PAR l’art autochtone. Cet événement fait écho à l’état des lieux sur la situation des arts autochtones au Québec, organisé par la compagnie en 2017.

Késia Demers, Gabriel L’Archevêque et Antoine Pelletier dans Mourir tendre, photos: Daniel-Julien Inacio

S’il est un spectacle à voir en ce moment, c’est Mourir tendre présenté au Théâtre Prospero jusqu’au 1er mai. Cette version ultra-moderne et énergique d’un texte empruntant autant à Shakespeare qu’à la tragédie grecque trace une voie originale pour les écritures poétiques que d’autres peuvent concevoir comme dépassées ou, encore pire, ennuyantes.