Le Centre du Théâtre d’aujourd’hui se lance. Les cyclistes roulent, mais les artistes travaillent aussi rue Saint-Denis. Ils joueront devant public demain, dans deux mois ou plus tard. Pas question de virtuel au CTDA pour l’instant. Le directeur, Sylvain Bélanger, s’engage envers les artistes pour continuer de répéter et de présenter les neuf pièces prévues au programme quoiqu’il arrive.

Alain Mongeau (MUTEK) et Lisa Rubin (Centre Segal), photo: Normand Huberdeau/Groupe NH photographes 

Le festival MUTEK est le lauréat du 35e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal. Doté d’une bourse de 30 000 $, la récompense vient souligner les 20 ans de cet événement annuel international. C’est la deuxième fois que le festival reçoit le Grand Prix puisqu’il l’avait partagé avec le festival ELEKTRA il y a 10 ans.

Le festival Jamais lu n’arrête jamais. La preuve: les événements de Montréal et de Paris se sont mariés dans le cadre de Paradis artificiel – Cabaret des oxymores. La sixième édition parisienne du festival a été reportée à l’an prochain, mais 20 autrices et auteurs d’ici et de la Francophonie ont concocté 10 balados qui parlent du monde actuel. Autour de l’idée d’oxymore, joli mot qui ne se lit jamais, mais qui se dit tout le temps. À moins que ce ne soit le contraire…

Covid oblige, le Théâtre de La Manufacture rebrasse les cartes et propose la captation de la comédie satyrique Fairfly, du dramaturge catalan Joan Yago, dans une mise en scène de son compatriote Ricard Soler Mallol, dès demain – dans l’attente impatiente de la réouverture du théâtre et l’espoir de directives moins draconiennes de la Santé publique.

Debouttes, Murale de caroline Monnet, fournie par Espace GO

Que reste-t-il à la culture pendant ce reconfinement? Art public, balado, web, interactivité… Je suis une femme d’octobre d’Espace GO réunit toutes ces activités pour dire qu’encore une fois, de trop!, l’histoire est écrite par des hommes. Pourtant, depuis la Crise d’octobre 70, les femmes n’ont jamais cessé de changer le monde.

Le Festival TransAmériques investit 244 000 $ dans 27 projets portés par 42 créatrices et créateurs en danse et en théâtre qui pourront bénéficier de résidences de création, d’investissements en coproduction, de soutien à la recherche et technique ou dramaturgique.

Se réinventer, qu’elle disait la ministre de la Culture. Que fait-on quand on se spécialise en réinvention des arts vivants depuis neuf ans? On continue. Résilients. Le 9e Festival Phénomena aura lieu du 3 au 23 octobre avec une balado, deux captations de spectacles différés, neuf courts-métrages sur le web, des conversations Zoom et, si le dieu pandémique le permet, un spectacle extérieur.