Sébastien Ricard dans Rêve et folie, photos: Valérie Remise

Théâtre ou littérature? Le Festival international de la littérature de Montréal vibre dans cette mince tranchée ouverte par des créations uniques et capables de marier parfaitement les deux disciplines. C’est le cas de cette œuvre de Brigitte Haentjens, Rêve et folie, mettant en vedette un Sébastien Ricard des plus intense, inspiré, incandescent. Vu dans la 5e Salle de la Place des arts.

Alex Bergeron, photo : Gunther Gamper

Voici une occasion rare d’entrer dans l’univers de Kafka qui, tiens, tiens, est un véritable calque du monde dans lequel on vit. Pas simple de reprendre et de métamorphoser cette nouvelle d’un auteur pour qui on a parlé d’absurde. Présentée au Théâtre Denise-Pelletier, La métamorphose, adaptation écrite et mise en scène par Claude Poissant, relève du coup de génie.

Peter James, photo: Dana Michel

Peter James est prêt à tout risquer pour atteindre le pays des merveilles, celui où il peut exister librement. Pendant deux soirs au Théâtre La Chapelle, le chapelier toqué et ses amis (s’)offriront de la création à l’état pur où le très noir et le violent se marieront aux éclairs de génie et à la poésie. Deux « anti-shows » de six heures avec des beaux fous et folles comme lui. À leurs risques et périls et envies!

Dans le milieu du livre, le Grand Prix du livre de Montréal représente une récompense des plus recherchées. La raison en est simple, cet honneur échoit généralement à un livre très innovant, auquel les étiquettes ne collent pas. La première sélection du jury vient d’être rendue publique.

Claude Poissant aime se lancer des défis. En voici un de taille : adapter un texte célèbre de Franz Kafka, La métamorphose, au théâtre. Comment passer du livre à la scène quand les dialogues sont presque inexistants dans la version papier ? Sans flafla, en y mettant du sien et avec un bon acteur, Alex Bergeron, répond le metteur en scène et directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier.

Julie Le Breton, PHOTO : Jean-François Sauvé

Espace GO célèbre cette année les 40 ans de la compagnie UBU de Denis Marleau avec deux spectacles concoctés avec sa complice Stéphanie Jasmin. Mais la saison 2020-2021 ce sera aussi un moment de (re)découvrir deux artistes de la relève : Mykalle Bielinski et Émilie Monnet, qui a été choisie comme artiste en résidence par la directrice de GO Ginette Noiseux.

Madeleine Péloquin et David Boutin Dans Seeker, photos: Valérie Remise

La science-fiction au théâtre est chose rare. Comme la réalité semble s’en moquer, il est vrai que toute SF peut tomber rapidement dans le domaine de la science tout court. La dramaturge Marie-Claude Verdier a beaucoup réfléchi à la question et son texte Seeker prend le point de vue humain en compte face à la course technologique. Le metteur en scène Justin Laramée nous en parle.

Elle Barbara, photos: Jeffrey Torgerson

Elle Barbara ouvre la saison du Théâtre de la Chapelle et de Danse-Cité le 11 septembre prochain avec son spectacle Ayibobo™ III: Little Dollhouse on the Prairie, la troisième partie d’une « conversation continue » sur la spiritualité vaudou. Ouvrir les saisons, les esprits, les possibles, voilà qui décrit bien la démarche de l’artiste multidisciplinaire et militante. Pour créer une ouverture, parfois, il faut forcer les portes.