Les ados méritent l’admiration depuis un an. Elles et ils ont renoncé à beaucoup de leurs activités sociales pendant la crise sanitaire tout en suivant leurs cours à distance. Le scriptarium 2021 du Théâtre Le Clou leur donne l’occasion de se lâcher lousse. On y découvre la langue de jeunes gens articulés, engagés, dont l’humour prend le dessus sur les frustrations. On peut entendre leurs textes jusqu’au 23 juin dans une œuvre radio fictive dirigée par Benoît Vermeulen.

The Bakery – Skin. Photo : Merissa Tordjman

Du 21 au 23 avril, la webdiffusion de Skin de Leslie Baker, relève de l’événement. C’est une très belle réussite de cette présente saison écourtée. Coprésenté par le Théâtre La Chapelle et le Centaur, cette œuvre fait prendre l’air au théâtre pour s’apparenter davantage au vidéo d’art. Et c’est tant mieux.

Gabriel L’Archevêque, Késia Demers et Antoine Pelletier dans Mourir tendre, photos: Daniel Julien-Inacio

Jeunesse, énergie, espoir. Ce n’est pas un cliché ici. Gabriel L’Archevêque, Késia Demers et Antoine Pelletier s’emparent d’un texte du dramaturge haïtien Guy Régis Jr, Mourir tendre, pour créer un hymne rap enflammé : résister aux éléments et aux hommes de mauvaise volonté, pour célébrer la réouverture du théâtre Prospero, du 15 avril au 1er mai.

Être avec de Lion Lion, photo: Lion Lion

Rien n’arrête le OFFTA. Le 15e festival aura lieu  du 28 mai au 6 juin 2021, parallèlement au Festival TransAmériques (FTA). L’événement consacré aux arts vivants et principalement aux artistes émergents sortira encore une fois des sentiers battus cette année en essaimant sur la route, à Montréal et ailleurs, ainsi qu’en ligne.

Rencontre, dualité, échanges, contrastes… La pièce Face-à-face de Jérémie Niel fait se rencontrer le réel et la fiction, le théâtre et la danse, la parole et le geste. La vérité se trouve-t-elle toujours dans les entre-deux? Dans le conflit ou dans l’accord, la compétition ou la collaboration? Voilà les questions que se posent le créateur avec ses collègues Catherine Gaudet, Félix-Antoine Boutin et Louise Bédard.

Dany Boudreault, Stéphie Mazunya et Marie-Hélène Thibault, photos: Bruno Guérin

Les régions du Québec inspirent. Le Théâtre PàP et le Festival du Jamais Lu y croient. Le PàP met en ligne, jusqu’au 2 mai, les moments marquants des trois premiers épisodes de son projet de recherche théâtrale Radio-Ressources usant de tables rondes virtuelles sur les réalités du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Côte -Nord et du Bas-Saint-Laurent. De son côté, le Jamais lu innove en créant une version mobile qui offre le porte-voix à des auteurs de quatre régions : Abitibi-Témiscamingue, Estrie, Gaspésie et Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Nathalie Doummar et Simon Lacroix dans L’amour est un dumpling, photos: Danny Taillon

Retrouver le plaisir de rire au théâtre sans que cela ne rime qu’avec le verbe divertir. L’amour est un dumpling est une production pertinente sur le temps présent et futur de nos relations amoureuses. Les espoirs, les fantasmes, les regrets aussi, suscités par ce verbe aimer qu’on conjugue tant bien que mal. Aussi bien en rire, sans doute.

Les solos au théâtre révèlent le vrai talent des interprètes. Tout le monde au Québec connaît ceux de Guylaine Tremblay. Mais encore faut-il qu’un texte, celui de Steve Gagnon, et une mise en scène, celle d’Édith Patenaude, offrent le bon plateau d’argent à l’éventail des qualités d’une grande comédienne. C’est ce qui arrive avec la pièce Les étés souterrains à La Licorne.