Le Festival international de la littérature déploie les mots sous toutes leurs formes et dans tous les lieux possibles. Le 27e FIL sera donc multidisciplinaire, voire tentaculaire jusqu’au bout du langage. Romans, essais et poésie à l’avant-plan, classiques, postmodernes ou hybrides, théâtre, cinéma, performance et musique en appui, en salle, en ligne et à l’extérieur. La codirectrice générale et directrice artistique Michelle Corbeil et le codirecteur général Jérémie Niel ont tissé un beau et long FIL à dérouler.

Éveline Gélinas, Emmanuelle Lussier Martinez et Anna Beaupré Moulounda (Les sorcières de Salem), photos: Jean-François Brière

La littérature s’installe au Théâtre Denise-Pelletier en 2021-2022. Des textes de Kafka, Louisa May Alcott, Arthur Miller, Nicoleta Esinencu, Drew Hayden Taylor et Roger Lemelin, entre autres, y seront présentés parmi les 11 spectacles du TDP et de la salle Fred-Barry. Le directeur artistique Claude Poissant innove aussi en posant un geste concret pour soutenir la relève théâtrale, durement touchée par la crise pandémique, en accueillant six stagiaires pour la saison.

Simon Lacroix, Isabeau Blanche, Denis Bernard, Emmanuelle Lussier Martinez et Sharon James

Les directeurs de Duceppe, Jean-Simon Traversy et David Laurin, ont concocté une saison 2021-2022 qui n’a pas froid aux yeux, offrant moultes réflexions sur des phénomènes sociaux qui nous concernent tous : la crise des médias (Salle de nouvelles), le racisme systémique (King Dave) et le capitalisme sauvage (Manuel de la vie sauvage – de Jean-Philippe Baril Guérard qui ouvrira la saison le 8 septembre). En toutes lettres vous propose ses choix.

Macha Limonchik et Steve Gagnon, photo: Hugo B. lefort

Avec les trois spectacles en salle annoncés aujourd’hui, le 27e Festival international de la littérature, qui aura lieu du 24 septembre au 3 octobre, célèbre des relations tourmentées d’une autre époque entre un écrivain français marié et une actrice libre, un poète français et une femme d’origine haïtienne ainsi qu’entre un poète austro-hongrois et… les drogues.

Le 20e Festival Jamais Lu réfléchira à l’après-pandémie du 19 au 28 août prochains au Théâtre aux Écuries. Sous le thème « Écrire à mille mains », la fête des textes inédits effectuera un retour vers le futur en faisant appel aux artistes qui s’y sont déjà produit et en accordant également une large place à la relève théâtrale qui risque le plus d’écoper dans les prochaines programmations des salles de spectacle.

Le poids des fourmis, photo: Yanick Macdonald

La pièce Le poids des fourmis de David Paquet, mise en scène par Philippe Cyr, est finaliste dans trois catégories aux Prix de la critique pour la saison 2019-2020. Quatre autres pièces sont finalistes dans deux catégories : Becoming Chelsea de Sébastien Harrisson, mise en scène d’Éric Jean ; Les filles et les garçons de Dennis Kelly, traduite par Fanny Britt et mise en scène de Denis Bernard ; Fleuve de Sylvie Drapeau, mise en scène de Angela Konrad ; Sang de Lars Norén, traduite par René Zahnd, mise en scène de Brigitte Haentjens.

Louise Cardinal, Luc Bourgeois, Mélanie St-Laurent et Sébastien Gauthier dans Nous nous sommes tant aimés, photos: François Larivière

L’amitié a tenu ensemble le merveilleux groupe responsable du Petit Théâtre du Nord. Le voilà bien installé dans sa nouvelle salle – une ancienne église – de Boisbriand, interprétant une création de Simon Boulerice, Nous nous sommes tant aimés, mise en scène par Charles Dauphinais. Les copains d’abord, chantait Brassens, mais ce n’est pas parce qu’on rit que c’est toujours drôle, comme le suggère l’auteur de ce texte doux-amer.