Le roman de Dominique Fortier, Les villes de papier, récent lauréat du Prix Renaudot de l’essai, connaît une vie parallèle grâce à un magnifique audiolivre narré par l’auteure en compagnie de la comédienne Marianne Marceau dans un écrin musical de Patrick Ouellet. Roman ici, essai en France, publié par Grasset. Le terme autofiction peut aussi convenir tellement le filtre subtil et nuancé, mais omniprésent de l’écrivaine québécoise, s’impose dans ce livre hybride, publié chez Alto.

Décemment, on s’est retenu de trop rire durant la crise actuelle. Ce parfait roman pour la rentrée nous permet enfin d’éructer de gros morceaux de hahaha! salutaires. Le quatrième livre de Pierre Terzian, Ça fait longtemps qu’on s’est jamais connu (Quidam éditeur) raconte la découverte du Québec à travers le regard que porte un Français, pas maudit du tout, sur les plus vulnérables.

La maison d’édition La Mèche n’en est pas à son premier collectif. Après trois intéressantes cartographies du territoire, voici qu’elle se lance dans les étoiles avec douze autrices ayant chacune un signe astrologique différent. Mais c’est davantage une constellation de l’intime qu’une carte du ciel qu’ont planifiée Sébastien Dulude et l’astrologue en chef Ariane Lessard.

Corinne Larochelle, photo: Annie Lafleur

Le dixième livre de Corinne Larochelle, Pour cœurs appauvris, est un inventaire des rapports amoureux et charnels. Publié par Le Cheval d’août, ce recueil foisonnant compte 58 nouvelles ayant souvent des liens entre elles, portées par la sensibilité d’une seule narratrice. Et si les cœurs des amoureux sont appauvris, c’est surtout que l’époque est triste. Les temps sont à l’amour avec un petit « a ». Mais la narratrice ne désespère pas. Riche de ses expériences, elle a de l’humour et papillonne toujours.