Entre la trilogie de 1984, et Oyana, visite dans les coulisses du mouvement basque ETA, il y a eu Taqawan et Donnacona, Restigouche aussi. En ces derniers récits, Éric Plamondon semble opérer un mouvement de retour vers ses terres natales. Celles de la jeunesse et des années de formation de la personne qu’il est maintenant!

Sylvie Laliberté est une artiste devenue écrivaine. Lorsqu’elle se tourne vers le récit, en 2007, elle a déjà une bonne feuille de route. Performances, photographies, dessins, spectacles et chansons, elle a traversé bien des médiums et des genres en sachant conserver le cap l’amenant à développer un univers singulier. Entre tous ces modes artistiques, elle a tenu le coup, comme une équilibriste sur un fil qu’elle s’est plu à garder ténu. Publié chez Somme toute, J’ai montré toutes mes pattes blanches je n’en ai plus est son cinquième récit.

Michael Delisle, poète, romancier et nouvelliste, en est aujourd’hui à son 15e ouvrage. Certains de ceux-ci ont fait l’objet, récemment, de rééditions. En 2019, en plus, un choix de poèmes, présenté par Michaël Trahan, était offert sous le titre de Gisements, aux éditions du Noroît. On n’est donc pas surpris d’éprouver le sentiment que ce dernier opus présente un peu, d’une certaine façon, des airs de bilan.

Le deuxième roman de Mélissa Grégoire aborde la délicate question de la dépression de façon attentive et courageuse. Dans une période de réclusion comme la nôtre, cette démarche empreinte de sincérité est d’autant plus bienvenue que le mal-être de l’âme peut attaquer insidieusement les personnes en isolement tout en restant l’objet d’énormément de tabous.