Partir. C’est difficile pour celles et ceux qui restent ou qui n’ont nulle part où aller. Surtout en ce moment. Mais personne n’est malheureux de voir l’année 2020 partir enfin. Plusieurs sortes de départs sont évoqués par Christian Lemieux-Fournier dans les 23 micro-récits qui composent son recueil paru cette année aux Éditions Sémaphore. Autant de façons de dire que partir peut faire douleur ou faire joie, même si ce mouvement est l’inéluctabilité même.

La vie des théâtres se poursuit. En coulisses, sur scène, en salle de répétition, notamment, mais sans spectateurs. Depuis trois ans, le Quat’sous rejoint le public d’une autre façon avec ses agoras. La vision du directeur artistique Olivier Kemeid passe par un théâtre citoyen. Encore plus en temps de pandémie. Trois nouvelles balados sont disponibles, mettant en vedette Evelyne de la Chenelière, Webster et une autre avec Marie-Thérèse Fortin, dès jeudi.

Photo de l’exposition Au nom de la matière. Le musée imaginaire de Louise Warren, photo: Paul Litherland

La poète-essayiste Louise Warren a toujours été fascinée par les arts visuels. Dans les recueils de poésie, les essais et les livres d’artiste, sa pratique d’écriture dialogue constamment avec des œuvres au diapason de sa quête de sensations et d’intensité. Elle a prolongé cette démarche personnelle au sein d’une exposition Au nom de la matière. Le musée imaginaire de Louise Warren, prévue, avant le reconfinement, du 15 août 2020 au 10 janvier 2021 au Musée d’art de Joliette.

Cité mémoire est un projet d’art public grandiose à l’échelle montréalaise. Le parcours interactif continuera de s’étendre au cours des ans et il fera probablement des petits ailleurs dans le monde. Comme on peut le constater dans le film de Janice Zolf et de Sylvie Van brabant, Au coeur de Cité Mémoire, c’est surtout le résultat d’une longue amitié créative entre les idéateurs du projet, Michel Lemieux et Victor Pilon.

Des théâtres ont ouvert leurs portes à la recherche et à la création en temps de pandémie. D’autres salles se mettent au service de webdiffusions. La situation est loin d’être idéale, mais le milieu des arts vivants se fend d’idées et d’innovations pour maintenir les liens entre les artistes et avec le public.

Des nouvelles du Canada anglais ! C’est le genre littéraire pratiqué par l’Ontarien Andrew Forbes. Son deuxième livre traduit en français s’intitule Terres et forêts. La publication de cet auteur, fan de baseball, représente un véritable coup de circuit de la part des Éditions de Ta mère. Andrew Forbes écrit avec bienveillance. Il trace le portrait des habitants de ce vaste territoire qu’est le Canada. Des gens qui traversent et qui sont traversés par un pays où tout est toujours à reconstruire.

Le Centre du Théâtre d’aujourd’hui se lance. Les cyclistes roulent, mais les artistes travaillent aussi rue Saint-Denis. Ils joueront devant public demain, dans deux mois ou plus tard. Pas question de virtuel au CTDA pour l’instant. Le directeur, Sylvain Bélanger, s’engage envers les artistes pour continuer de répéter et de présenter les neuf pièces prévues au programme quoiqu’il arrive.

Poète des contrastes, des idées, situations ou sentiments qui s’entrechoquent souvent dans un même vers, Anne-Marie Desmeules a franchi avec Nature morte au couteau une étape l’amenant vers une écriture plus ample, démontrant un souffle nouveau, cherchant l’équilibre. Un style prometteur aux yeux de la poète elle-même qui est désormais publiée au Quartanier.