Se réinventer, qu’elle disait la ministre de la Culture. Que fait-on quand on se spécialise en réinvention des arts vivants depuis neuf ans? On continue. Résilients. Le 9e Festival Phénomena aura lieu du 3 au 23 octobre avec une balado, deux captations de spectacles différés, neuf courts-métrages sur le web, des conversations Zoom et, si le dieu pandémique le permet, un spectacle extérieur.

Le pays des cons. Derrière: Léonnie St-Onge, Caroline Lavigne, Sylvie De Morais- Nogueira et Daniel Parent. Devant: Christophe Baril. Photo: Hugo B. Lefort

Le Théâtre de l’Opsis de Luce Pelletier poursuit sa quête de textes de femmes d’ailleurs toujours aussi pertinents les uns que les autres. La pièce de la dramaturge moldave Nicoleta Esinencu, That moment – Le pays des cons déboulonne avec un humour mordant la corruption et le capitalisme sauvage.

Lyndz Dantiste, Tatiana et Philippe Racine, Photo: Jorge Camoreti

La Sentinelle est une nouvelle compagnie formée de Lyndz Dantiste, Tatiana Zinga Botao et Philippe Racine. Un nom fort pertinent. Comme la lampe qui reste allumée la nuit au théâtre, le trio se veut un éclaireur de consciences par et pour la diversité sur les scènes montréalaises. Une belle aventure qui commence.

La lutte des femmes ne s’arrêtera pas et il n’y aura pas de retour en arrière n’en déplaise aux dinosaures. Le beau roman La fille de la famille de Louise Desjardins, publié par Boréal, nous rappelle le chemin parcouru par la moitié de l’humanité en démontrant, avec l’exemple d’une vie, le caractère irréversible du plus important mouvement social des cent dernières années.

Jonathan Charette, photo : Yannick Fornacciari

Comme son nom l’indique, Biographie de l’amoralité (Noroît), le quatrième recueil de Jonathan Charette se situe en dehors de la morale, questionnant la notion de valeur artistique, notamment. Plus narrative et descriptive que jamais, cette écriture vise très large tout en se concentrant sur le sujet de l’acte créatif dans un huis-clos périlleux. Zen, le poète.

Décemment, on s’est retenu de trop rire durant la crise actuelle. Ce parfait roman pour la rentrée nous permet enfin d’éructer de gros morceaux de hahaha! salutaires. Le quatrième livre de Pierre Terzian, Ça fait longtemps qu’on s’est jamais connu (Quidam éditeur) raconte la découverte du Québec à travers le regard que porte un Français, pas maudit du tout, sur les plus vulnérables.